La chronique de Paul Hermant (extrait)

Nous produisons en tout cas de plus en plus de gens dont la seule vocation est de nous devenir invisibles.

Un rapport sur les réfugiés du climat acheva de détricoter notre week-end. D'ici à 2050, nous disait-on, environ 200 millions de personnes, en raison de la montée des eaux ou des sécheresses récurrentes, seront obligées de migrer vers d'autres pays. 2050, c'est demain. Que va-t-on en faire, si on ne sait déjà pas quoi répondre aux producteurs de lait et qu'on ne voit pas que ceux des réfugiés qui sont déjà ici ne sont jamais que l'avant-garde de ceux qui vont arriver ? On dirait bien que ce sont les autres, hein Serge, qui ont décidé de se la faire légère.

Ah vraiment, on dirait bien que l'avenir, c'est le cadet de nos soucis.

Chacun sait pourtant que les cadets de nos soucis sont souvent les soucis de nos cadets.

Allez belle journée et puis aussi bonne chance.

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